Méthode d’estimation des projets web du guide
Page mise à jour le 2 octobre 2026
Les guides de projet de ce site donnent un ordre de grandeur pour un projet web précis : un extranet client dans le BTP, une billetterie en ligne pour un établissement culturel, un configurateur pour un fabricant de cuisines. Cette page explique comment ces chiffres sont obtenus, d’où viennent les données, et ce qu’ils ne disent pas.
1. Une grille de modules, pas un prix au hasard
Chaque type de projet est décomposé en modules : cadrage, comptes et droits, documents, connecteur avec le logiciel métier, écrans, recette. Pour chaque module, le guide retient une charge basse et une charge haute en jours de travail, issue de projets comparables. La charge totale est la somme des modules réellement utiles au secteur : un espace client sans paiement en ligne n’a pas de module de paiement.
2. Un ajustement au secteur, explicite
La charge d’un module dépend de ce que le secteur impose. Le guide applique des ajustements écrits, toujours les mêmes :
- le nombre de profils externes et internes à servir (plus de profils, plus de règles de droits) ;
- le nombre de logiciels déjà en place à relier ;
- la sensibilité des données (santé, données financières, secret professionnel, mineurs) ;
- l’organisation en réseau ou en plusieurs établissements ;
- le travail hors les murs et les pics d’activité saisonniers ;
- la part d’établissements de dix salariés et plus dans le secteur, mesurée dans Sirene : une structure plus grande implique plus de validations.
Les hypothèses retenues pour chaque secteur sont affichées sur la page concernée, sous le titre « hypothèses du chiffrage ».
3. Des jours aux euros : un plancher, pas un devis
Pour donner un repère en euros, les jours sont valorisés au tarif jour médian des développeurs indépendants publié par deux baromètres :
- TJMètre, baromètre TJM freelance 2026 : médiane de 525 € pour un développeur tous profils (relevé du 12 septembre 2026) ;
- Malt, grille des tarifs 2026 : 576 € en moyenne pour les développeurs expérimentés (relevé du 12 septembre 2026).
Ces montants sont un plancher de comparaison. Une agence facture en général au-dessus, car elle porte la direction de projet, la recette et la garantie. Aucun baromètre public ne mesure le tarif jour des agences françaises : c’est pourquoi le guide exprime aussi chaque projet dans ses fourchettes publiées (site vitrine sous 10 000 € HT, site sur mesure de 10 000 à 40 000 €, plateforme web de 40 000 à 120 000 €, projet complexe au-delà).
4. Les montants réels des marchés publics
Les données essentielles de la commande publique (DECP), publiées sur data.gouv.fr, donnent pour chaque marché l’acheteur, l’objet, le montant, la procédure, le nombre d’offres et le titulaire. Le guide en extrait les marchés numériques notifiés depuis 2019 et les classe par type de projet à partir de leur objet. Deux précautions de lecture :
- pour un accord-cadre, le montant publié est souvent un maximum sur plusieurs années ; les médianes du guide sont calculées hors accords-cadres quand l’effectif le permet ;
- un marché public inclut souvent hébergement et maintenance sur plusieurs années, ce qui explique des montants supérieurs aux budgets privés.
5. Les données d’entreprises
Les comptages d’établissements viennent du répertoire Sirene de l’Insee, stock du 1er octobre 2026 : établissements actifs par code NAF, par département et par tranche d’effectif. Un code NAF couvre parfois plusieurs métiers ; les pages le signalent en citant le libellé officiel du code.
6. Ce que ces chiffres ne disent pas
Une estimation ne remplace pas un devis. Elle ne connaît ni votre existant, ni vos volumes, ni vos contraintes de calendrier. Elle sert à vérifier qu’un devis reçu est dans un ordre de grandeur cohérent et à repérer le poste qui s’en écarte. Pour un chiffrage engageant, envoyez le même cahier des charges à deux ou trois prestataires et comparez-les poste par poste.
7. Mise à jour
Les baromètres de tarifs, le stock Sirene et l’extraction des DECP sont relevés à nouveau à chaque révision du guide ; la date de mise à jour figure en tête de chaque page.